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 Les témoignage dénonciation : tauromachie torture

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Canaille
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MessageSujet: Les témoignage dénonciation : tauromachie torture   Ven Oct 21 2011, 01:19

A ceux qui répondent que c'est un 'beau' sport, lisez juste ce qui suit

(témoignage d'Alvaro Munera, torero repenti)



L'Afeitado
Cette pratique barbare consiste à scier à vif 5 à 10 cm de corne. L'opération dure 25 minutes et génère d'horribles souffrance pour l'animal ; il est enfermé dans un caisson et seules les cornes dépassent. Cette mutilation modifie la perception de l'espace pour le taureau. Tous les toreros réclament l'afeitado. En termes de douleur, cette ' intervention ' reviendrait à nous scier une dent à vif…
Cette opération a pour but de désarmer le taureau.
L’animal ainsi tourmenté, torturé, garrotté, piégé, encagé; ses plaintes, ses mugissements n’empêchent rien.
Les cornes sont ensuite poncées et éventuellement reconstituées avec de la résine.
Le taureau ne dispose pas d’un délai suffisant pour prendre connaissance de la nouvelle longueur de ses cornes et d’y adapter son coup de tête.

Le transport

Les taureaux sont ensuite transportés vers les villes taurines; c’est une épreuve douloureuse. Ces transports pouvant durer plusieurs jours, sur un plan incliné pour les fatiguer, les animaux ne reçoivent ni nourriture, ni boisson. C’est ainsi qu’en 2001, plusieurs taureaux déshydratés ont été retrouvés sans vie dans ces camions de la mort.

La préparation au combat

Avant le combat, le taureau est parfois préparé.
Yeux enduits de vaseline (afin de le désorienter), usage en dose massive de tranquillisants, hypnotisants, et même sprays paralysants (les mêmes utilisés par les forces de l’ordre, qui ont pour effet d’altérer la vue).
Pattes enduites d’essence de térébenthine, qui lui procure des brûlures insupportables, dans le but de l’empêcher de rester tranquille.
Aiguilles cassées dans les testicules, dans le but d’empêcher le taureau de s’asseoir ou de s’affaler.
Coton enfoncé dans les narines et qui descend jusque dans la gorge, dans le but de rendre plus difficile la respiration.
Coups de pieds et de planche sur l’échine et sur les reins, pour ne laisser aucune traces.
Les sabots sont limés, voire incisés et on enfonce des coins de bois entre les onglons, cette opération est faite pendant la contention dans la boîte à treuil (en même temps que l’afeitado).
Et juste avant de rentrer dans l’arène, on lui laissera tomber une trentaine de fois des sacs de sable de 100 kg sur les reins, après l’avoir immobilisé :-(

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MessageSujet: Re: Les témoignage dénonciation : tauromachie torture   Lun Mai 07 2012, 02:48

Un témoignage poignant en commentaire sur le Blog Gualyvo

Article Temoignage de l'horreur de la corrida (Témoignage de mon Papchat)


Témoignage en commentaire d'un visiteur :

Citation :

  • bonjour ,je suis tombée sur votre témoignage par hasard;;

    je voulais tt simplement vous faire artager le mien, j'ai 28 ans et ai assisté à a "premiere" à 6 mois , la derniere à 13 ans, je devais suivre mon père donc chaque année pr les férias de nimes et d'arles, on en manquait pas une..J'ai mis plus de 10 ans à m'en remettre..de tte gamine, je faisais toujours le meme cauchemard jusqu'a mes 25 ans..Tout comme vous, c'est un sentiment pénible et douloureux qui m'habite et la seule vue d'une image de corrida me glace le sang..Des larmes j'en ai coulé et des cris intérieurs j'en ai poussé alors que je ne pouvais comprendre tous ces adultes qui restaient de marbre à la vue de ce "spectacle"..Des litres de sang j'en ai vu coulé et des estocades j'en ai vu porté..Mon plus grand souhait serait l'abolition de la corrida en france mais au vu des lobbys qui pesent sur ce marché, j'ai bien peur que cela dure encore longtemmps ces massacres...En revanche si mon témoignage peut aider la justice à trancher en faveur de l'interdiction de l'acces des mineurs, alors je serais déjà soulagé...La corrida chez l'enfant :ça passe ou ça casse!si ça passe alors vous deviendrez comme mon père qui aime cela (mais qui adore les animaux, c'est là tt le paradoxe) et si ca casse, vous deviendrez comme moi, blessée jusqu'à la mort d'avoir vu cela avec tous les traumatisme que cela engendre sur le psychisme fragile d'un enfant en construction..

    Je vous salue monsieur pour votre témoignage et vous adresse mes sinceres salutations

    marion


  • ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

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    MessageSujet: Re: Les témoignage dénonciation : tauromachie torture   Ven Juin 08 2012, 05:02


    JOSY DUMAS

    TEMOIGNAGE D'UN PSYCHIATRE

    Si je puis me permettre d'intervenir en tant que psychiatre, je mettrai tout le monde d'accord en disant que, de nos jours, l'attirance de l'aficionado pour les blessures et la mort est masquée à lui-même.

    Les aficionados paient, parfois cher, pour assister à un spectacle très particulier :... on enfonce tout au long de la lidia, pendant 20 minutes, divers instruments de métal dans la chair de l'animal, dans des flots de sang, jusqu'à sa mort. Et cela sur 6 taureaux successifs.

    Mais dans nos sociétés, les amateurs de corrida ne peuvent plus assumer cette passion comme telle, y compris vis à vis d'eux-mêmes :
    - le gout de la violence et de la souffrance devient une valeur négative, on ne peut plus se réjouir ouvertement de la souffrance des taureaux et des chevaux comme on se le permettait jusqu'aux premières décennies du XXe siècle.
    - les connaissances scientifiques (évolutionnisme, éthologie, biologie, génétique, psychologie comparée...) font qu'on ne peut plus considérer les animaux comme les simples objets de notre bon vouloir, et on assiste au développement d'une éthique de l'animal.
    - les connaissances écologiques invitent à repenser les rapports de pure domination de l'homme sur la nature; qui avaient si longtemps prévalu.

    Ainsi, les amateurs de corrida protestent de nos jours immanquablement de leur absence d'agressivité, et clament qu'ils sont à mille lieux de la moindre intention sadique, ils jouent les vierges effarouchées, ils se drapent dans leur dignité outragée. Et ils expliquent par le menu qu'ils sont uniquement motivés par un souci artistique, technique, culturel, voire spirituel. Ils évacuent la souffrance de l'animal comme étant inexistante ou négligeable, ou encore inévitable, mais ils sont intarissables sur les aspects historiques, mythologiques, anthropologiques, sociologiques, économiques, écologiques, psychanalytiques, philosophiques voire éthiques de la tauromachie (ah, Voulez-vous une réponse à l'interrogation: que sont les motivations de l'afioc?
    ce bon M Wolff). Ils s'acharnent à démontrer que la tauromachie se situe au-delà du bien et du mal. Et on a droit à la danse énigmatique avec la mort, l'affrontement rituel du dionysiaque et de l'apollinien, l'échange tragique entre humanité et animalité, le ballet sacré entre Eros et Thanatos, la métaphore conjuratoire de la condition humaine, la quête en champ clos du face à face sacrificiel etc..

    Ce qui est donc frappant, c'est qu'aucun aficionado (à de rarissimes exceptions) ne va répondre sur le fond. Aucun ne va jamais dire que ce qui le fait jouir, c'est ce jeu de blessures, de chair entaillée, de sang, de douleur, d'agonie et de mort. Aucun ne va endosser cette évidence, qui saute aux yeux de tout observateur extérieur, que le plaisir se trouve dans le supplice infligé à l'animal.
    Et tenez-vous bien, l'aficionado voudrait lui-même se convaincre que son plaisir n'est pas là.
    Parce que c'est avant tout lui-même que l'aficionado cherche à tromper. Il peut même dire devoir parfois faire un effort pour supporter la souffrance de l'animal à certains moments, et il dit sans doute vrai. Mais n'empêche qu'il est là, sur les gradins, et que personne ne le force à y être.

    Nous avons à l'évidence affaire à des mécanismes mentaux qui permettent à l'aficionado d'échapper à l'évidence, c'est-à-dire des mécanismes de défense psychiques.
    On peut l'aborder au moins par deux modèles, chacun considérant que l'être humain est un être complexe, en proie à des conflits intérieurs : le modèle dit de la dissonance cognitive de Festinger, et le modèle psychanalytique.


    Reçu de http://www.anticorridalandes.fr

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    MessageSujet: Re: Les témoignage dénonciation : tauromachie torture   Mar Avr 30 2013, 02:31

    Mise au point très importante

    La vérité sur l'image du témoignage d'Alvaro Munéra ci-dessus

    En fait ce n'est pas lui qui est sur la photo,
    sur cette photo c'est en réalité un autre toréro qui ne fait que du spectacle

    Le vrai Alvaro celui qui c'est repenti : c'est à la suite d'un combat d'ou il en est resté paralysé, et non d'une réflexion par le regard croisé de l'animal comme il a été prétendu

    study La vérité sur la photo INTOX d’Alvaro Munera

    Extrait de l'article info :

    INTOX


    Venons-en au cœur du sujet : cette photo est de l’intox ! Oui, elle n’est absolument pas ce qui est présenté.

    1) Sur cette photo ce n’est pas Alvaro Munera (le toréador effectivement repenti et anti-corrida) ;

    2) ce geste du toréro est un geste de « bravoure » face au taureau, c’est du spectacle !

    3) Ce n’est pas une réflexion de ce genre qui mis un terme à la carrière d’Alvaro Munera et l’a poussé à devenir un militant anti-corrida, mais un combat d’où il est sorti paralysé à l’âge de dix-huit ans ! Cette posture dangereuse face aux cornes du taureau est de la défiance qui vise à « démontrer » la totale domination du toréro sur l’animal. Voici deux articles anglophones au sujet de la photo du toréador : http://fiskeharrison.wordpress.com/2012/07/25/this-photo-is-not-what-it-seems/ http://www.snopes.com/photos/people/munera.asp

    study L'article en sont entier

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    MessageSujet: Re: Les témoignage dénonciation : tauromachie torture   Mar Mai 21 2013, 22:41

    L'horreur en majuscule de la tauromachie
    .
    ALÈS – NOVILLADA (corrida avec des taureaux de moins de 4 ans) DU DIMANCHE 12 MAI 2013.

    PENDANT QUE DES MILLIERS DE MILITANTS DÉFILAIENT CONTRE LA CORRIDA DANS LES RUES D’ALÈS, CE JEUNE TAUREAU SE FAISAIT TORTURER À MORT POUR LE PLAISIR DE QUELQUES SADIQUES SANGUINAIRES.




    LORS DE L’ESTOCADE, ON DÉCOUVRIRA AVEC HORREUR QUE LE JEUNE TAUREAU, TRANSPERCÉ DE PART EN PART, EST EN TRAIN DE PERDRE SES VISCÈRES SOUS LE REGARD RIEUR DES SPECTATEURS. IL AGONISERA DE LONGUES MINUTES AVANT D’ALLER REJOINDRE SES FRÈRES… EN PAIX.



    16 taureaux ont été torturés et tués ce week-end à Alès (vidéo à venir). Voilà ce que Max Roustan, le maire de cette ville de barbare a protégé avec plus de 600 CRS.

    AIDEZ-NOUS À FAIRE CESSER CETTE IGNOMINIE !!! ADHÉREZ AU CRAC EUROPE ET À ANIMAUX EN PÉRIL :

    CRAC EUROPE : http://www.anticorrida.com/-Adherer-au-CRAC-.html
    ANIMAUX EN PÉRIL : http://animauxenperil.be/pages/aidez-nous/aideznous.html


    Auteur : Gérome Lescure

    study Sur facebook

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    MessageSujet: Re: Les témoignage dénonciation : tauromachie torture   Ven Mai 24 2013, 22:39

    Un témoignage sur facebook

    Un témoignage vécu absolument bouleversant de vérité et de détresse, concerant les traumatismes profond que peuvent subir de jeunes enfants, emmenés malgré eux-régulièrment - à des spectacles de torture animale, comme al tauromachie espagnole :



    " Bonjour, voici mon témoignage. Je compte sur vous pour faire circuler un max.
    Oui, j'avais 6 ans et demi et ma petite soeur 3 quand nos parents décidèrent de nous faire assister à cette horreur lors de vacances en Espagne, en Juillet 1979. Ce que j'ai vu et entendu ce jour-là m'a laissé des traces à vie. Pendant les premières minutes de ce honteux “spectacle”nommé corrida, le face à face entre l’homme et l’animal ne m’éblouit pas plus qu’il ne me dérangea. Il en fut tout autre dès que le picador fit son entrée en scène et transperça le corps du taureau de part en part tout en effectuant des mouvements de pompage, saignant à vif l’innocent animal et lui infligeant une douleur atroce que tout humain normalement constitué n’ose imaginer. Sous le choc, j’ai immédiatement pensé qu’il s’agissait d’une erreur, qu’un méchant avait réussi à s’introduire de force dans l’arène. Je croyais que le picador était un intrus qu’il fallait faire évacuer d’urgence. Je parlai à mes parents qui ne m’écoutèrent pas et ne me répondirent pas. Personne ne réagissait alors je me suis mise à crier: “Arrêtez! arrêtez! STOOOOOP! en éclatant en sanglots. Le sang coulait de plus belle sur le corps du taureau et moi j'’avais du mal à croire à ce cauchemar éveillé.

    J'ai encore, plus de 30 ans après, des images très précises en tête: la vision de cette foule hystérique, visages en sueur, déformés par la jouissance, à la vue de l’extrême souffrance du pauvre taureau. Confortablement assis sur les gradins, ils riaient, se moquaient de lui et encourageaient le torero à lui faire encore plus de mal. A les voir, tellement haineux, on aurait pu parier qu’ils s’étaient déplacés pour assister au juste châtiment d’un être coupable. Je me souviens avec dégoût de l'odeur infâme de la sueur dégoulinante du gros homme qui me collait dans les gradins, cet homme ivre et écarlate qui hurlait et me poussait...la vision du taureau paralysé qui n'arrivait pas à mourir et qui vomissait son sang noirâtre. Je l'entendais beugler de souffrance malgré cette musique tonitruante. Il beuglait et ses dents blanches étaient maculées de sang, de ce sang qu’il vomissait....jamais je n'oublierai. Le taureau était encore vivant quand son oreille fut tranchée. De ses yeux coulaient de grosses larmes blanchâtres. Ses yeux roulaient comme des billes, sa tête et son museau tremblaient et son pauvre gros corps martyrisé, tout piqué de banderilles et sanguinolant était parfois pris de spasmes.

    Le tranchage de son oreille m'a semblé durer une éternité. C'est qu'il est dur de trancher dans le cartilage à mon avis. La pauvre bête, à bout, s'était agenouillée presque contre le rebord de l'arène, comme pour trouver un ultime refuge. Etant assise devant, j'ai vu cette abomination à moins de 2 mètres de moi. Le visage du torero était tellement cruel pendant qu'il découpait les chairs de cet animal innocent.....il tranchait de toutes ses forces, littéralement arquebouté sur son couteau. Le plaisir sadique qu’il prenait à la tâche était évident. Pendant ce temps, le taureau haletait, ses yeux étaient ouverts et ses naseaux, d'où s'échappait un sang presque noir, tremblaient. Je voyais ses larmes couler encore de douleur. Dans son regard déjà lointain, dans ses yeux qui peut-être discernaient encore cette foule venue pour savourer sa lente agonie, point de haine vis-à-vis de son tortionnaire mais bien au contraire une infinie miséricorde, une incroyable douceur. Cette douceur dans le regard de cet animal , combien elle contrastait avec celui de l’homme qui venait de le torturer! je n’oublierai jamais ce regard! quand l’homme eut terminé son infâme besogne, il brandit l'oreille à la foule. Applaudissements. Hurlements de joie. Hystérie complète. Presque tout le monde était debout à ce moment-là, en transe.

    Enfin, on attela le pauvre taureau et il fût tiré sur ses plaies par des chevaux: ultime souffrance par-delà les souffrances, ultime torture par-delà les tortures.Je voyais bien qu'il était encore vivant. Je ne pouvais pas m’arrêter de pleurer. Je pouvais l'entendre mugir de douleur malgré le volume de la musique, cette ignoble musique de fanfare qui se veut annonciatrice de joie! cette musique restera pour moi la musique de la mort. Je vacillai en sortant de l'arène, toujours en larmes, brisée. Les autres, tous les autres à part moi, avaient l'air tellement ravis. Oui, ils avaient l'air repus et HEUREUX. Certains mangeaient même des hot dog. Jamais je n'ai compris et jamais je ne comprendrai. Quel crime avait commis cet animal pour que des hommes se permettent de le torturer de la sorte? aucun. Il était l'INNOCENCE. Que de souffrances! que de sang! POURQUOI? Je le sais: toute l'horreur de l'humanité était bien là, ce jour-là, dans l'arène, devant mes yeux effarés d'enfant de 6 ans. "



    Auteur : Eloïse Séguineau

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    MessageSujet: Re: Les témoignage dénonciation : tauromachie torture   Dim Juin 30 2013, 21:52

    Témoignage très choquant à la corrida de Rieumes 2013

    Deux adolescentes encore traumatisées sont venues rencontrer les militants anticorrida afin de témoigner.
    Alors qu'elles venaient de s'installer dans l'arène et qu'elles trouvaient malsain que l'on puisse se délecter d'un spectacle de torture, elles ont eu à subir la violence des aficionados.





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    MessageSujet: Re: Les témoignage dénonciation : tauromachie torture   Dim Fév 23 2014, 04:43

    Info   20.02.2014

      La barbarie imposée à l’enfance

    Traumatisme de la corrida, pressions de la communauté pour forcer les personnalités les plus sensibles et critiques à emboîter le pas de l’aficion…
    Voici le témoignage de Marina, native de Dax. Ses parents, comme beaucoup d’autres, trompés sur la nature réelle du spectacle auquel ils allaient assister, ont du subir en famille la terrible expérience d’une corrida (corrida portugaise en l’occurrence).
    Marina, enfant au moment de ces faits, nous livre dans un témoignage chargé d’émotion ses souvenirs sur son expérience d’enfant et ensuite d’adolescente dans une ville qui se présente comme une place forte de la tauromachie en France :
    Citation :
    « La corrida… Ce mot me hante depuis mon plus jeune âge, j’ai moi même assisté à une, lorsque j’était encore enfant..

    À l époque l’information n’était pas la même et mes parents nous y ont amené ma sœur et moi, pensant assister à des courses telles que les Courses Landaises. Mais, à leur grand désarroi ce ne fut pas le cas… Et nous avons assisté impuissants à cette mise en scène d’un temps ancien… Sous une musique entraînante , les « olés » de la foule en délire, les paillettes, les cris de joies, les applaudissements , nous assistions béats à la persécution d’un taureau, pendant 20 longues minutes pris au piège dans l’arène .. Pris au piège tout comme nous…

    Je me souviens , je devais avoir aux environs des 7 – 8 ans, mes parents m’éduquant dans la compassion et le respect de tout être vivant, avoir ressenti un grand malaise, beaucoup de peine et de tristesse, pour ce taureau qui se faisait transpercer et déchirer la chair, les muscles (organes pas pour lui car corrida portugaise mais pas moins cruelle) de toutes parts à l’arme blanche.. À chaque coup, je détournais mon regard, soit me servant du pilier situé non loin devant moi, soit l’orientant sur la foule se levant parfois pour faire une ola et criant « olé! » de toute voix. À cet instant précis je me souviens être perdue. Cela me semblait en contradiction avec ce que m’apprenaient mes parents, et ma propre conscience et empathie, mais ayant une totale confiance en eux je me disais alors que peut être le taureaux ne souffrait pas. Et j’ ai donc essayé l’ instant de quelques minutes de prendre part à la fête et aux « olés » dans cette musique festive… Mais en vain, mon sourire s’effaçait quand une nouvelle fois le taureau reçu une banderille, le sang coulant sur son si beau corps tout en muscle, une belle robe noir tachée de sang… et son regard si expressif … Il était comme moi. Il nageait dans une incompréhension totale et subissait dans la douleur, la folie meurtrière des Hommes. Il était beau mon taureau, si imposant, mais si faible à la fois , ne pouvant que subir ses blessures, ne pouvant fuir contre ces tortionnaires…

    Pourquoi ? Cette interrogation tournait dans ma tête et se multipliait .. . Je me souviens aussi avoir demandé à mes parents encore désarçonnés, à la fin de ce sordide spectacle, ce que le taureau devenait après…Ils esquivèrent la question balbutiant quelques mots et petits mensonges pour ne pas m’attrister d’avantage. Il s’agissait d’une corrida Portugaise : le taureau est achevé plus tard, contrairement à l’ Espagnole où l’ estocade est portée dans l’arène. J’ai donc évité le moment de la mise à mort par l’ épée …

    Ce jour là, j’ai retenu mes larmes, car je suis fière et n’aime pas me montrer en peine. Mais ce jour là, restera gravé dans ma mémoire … Nous n’ avons plus jamais repris place dans une arène pour une corrida, nous étions tous sous le choc de ce que nous avions vu.

    Puis, les années ce sont écoulées, ma sœur et moi avons dû pour ne pas être rejetée au moment de l’adolescence et certainement pour se protéger, occulter ce qui est omniprésent là bas : des tableaux gigantesques dédiés à cet »art » dans quasiment tous les magasins, les livres faisant l’éloge de la corrida, des discours dénués de sens et de compassion de professeurs et autres aficionados, faire les férias en se focalisant sur la fête et l’humeur ambiante , portant des t-shirts avec un taureau planté de banderilles, etc., détournant le regard et notre cœur des arènes en se sentant impuissantes.

    Ah ! Nous avons bien essayé à l’époque de dire quelque chose. Mais les moqueries et le rejet sont de mises dans ce cas… Alors, nous ne disions plus rien malheureusement et nous gardions en nous notre profonde colère… Ce que je regrette du plus profond de mon être, car j’ai l’impression d’avoir cautionné ces spectacles abjects. Mais que faire? Nous avions l’impression d’être seules contre tous… Trop jeunes et sans armes suffisantes sans doutes pour risquer de se dresser contre ces personnes.

    On ne se rend pas compte de la pression psychologique que l’on subit dans ces villes lorsqu’on s’oppose aux corridas. Vous risquez même votre place dans certains métiers. Désormais des années ont passé , nous nous sommes fâché avec de nombreuses connaissances de notre enfance et nous avons quitté la région, ne supportant plus cette mentalité. Et ce dont je rêvais depuis petite est en train de se produire ; De plus en plus de monde prend conscience des réalités de la corrida, et s’élève contre cela. Des voix se font entendre, des manifestations s’organisent d’une ville à l’autre, et me voilà livrant mon propre vécu, espérant de tout mon coeur l’abolition rapide de cette mascarade macabre. »

    Marina, native de Dax
     study Info sur FLAC

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    MessageSujet: Re: Les témoignage dénonciation : tauromachie torture   Sam Juin 07 2014, 02:09

    .

    Antonio MORENO : Confession d’un aficionado andalou

    Comment naît-on taurin? Comment devient on taurin ? 
    Comment fabrique t'on un aficionados ?


    par Antonio MORENO (élevé dans la plus pure tradition taurine andalouse)


    Dès ma plus tendre enfance, mes parents, aficionados taurins, m’ont emmené à toutes les corridas qui avaient lieu dans ma ville, Malaga, et alors que je n’étais qu’un petit garçon de 7 ans, j’ai même participé à plusieurs films tournés à Malaga sur le célèbre torero de l’époque, Manuel Benítez el Cordobés.


    Deux ans plus tard, mon père affichait sa fierté d’avoir un fils qui, si jeune, connaissait toutes les passes de muleta (1) et de cape, ainsi que le nom des taureaux selon leur couleur, leurs cornes ou leur physionomie.


    Pendant des années, la tauromachie a fait partie de ma vie, j’accompagnais mon père dans d’autres villes et d’autres arènes, j’assistais à des fêtes taurines ou encore à des corridas de bienfaisance.


    J’étais littéralement passionné, tout comme par le football, la natation, la pêche ou la chasse.C’était un mélange d’habitudes acquises, ou plutôt imposées, qui ont forgé mon caractère et mon obsession pour ce que l’on appelait la « Fiesta ».


    Nous nous asseyions toujours derrière la barrière, c’est-à-dire au premier rang, quelles que fussent les arènes, toujours à l’ombre, mon père cigare à la bouche, ma mère mantille posée à même la barrière, le rituel classique d’un après-midi de corrida.


    L’atmosphère de la corrida est envoûtante, elle transforme la réalité mentale, tout commence…


    Dès que vous entrez dans une arène, vous êtes ébloui par les couleurs, la lumière, les reflets du sable.
    Le paseíllo (2), ce fameux moment où les habits de lumière brillent comme jamais, où tous défilent dans un groupe bien ordonné, les alguazils à cheval ouvrant le cortège; la musique s’empare alors de vos sens, tout est prêt pour faire de vous le spectateur, l’aficionado, le complice de cette « fiesta ».


    On m’a appris que le torero jouait sa vie face à ce fauve, qu’il devait l’apprivoiser, l’humilier pour l’obliger à suivre la cape, coûte que coûte.


    Le Cheval, l’autre protagoniste, était un autre membre gentil de la corrida que le Taureau tenterait de projeter au sol, pauvre cheval, attaqué par cette bête noire sans scrupule, ce Taureau était méchant, il méritait bien la puya (3) que le picador lui plantait; il devait pousser plus, il devait faire en sorte de fatiguer le Taureau qui devait finir exténué d’avoir poussé ce pauvre Cheval.


    Les banderilles, et ces braves hommes sans cape pour se défendre, rien que ces bâtons; la peur envahissait les gradins, les cœurs se serraient, et une fois les banderilles posées, courir, cette bête noire courait et courait après le banderillero (4); heureusement, un torero distrayait le Taureau avec sa cape, le quite (5) était parfait.


    Voilà la réalité que voit un enfant, le Méchant Taureau et les autres protagonistes du Combat, lesGentilsUne fois que cette idée est inculquée à un enfant, elle ne le quitte plus, il est déjà pris au piège de la fausseté d’une corrida.
    J’ai vu mourir des centaines de Taureaux, j’ai vu de multiples encornades de toreros, de subalternes, des chevaux morts dans l’arène et des centaines d’anecdotes cruelles, cependant je ne suis pas venu raconter des détails isolés mais un ensemble de réalités.


    Pendant des années, mon esprit a été fermé à une réalité, celle du Taureau.


    J’ai vu des Taureaux s’enfuir vers le chiquero (6), reconnaissant que c’était par là qu’ils étaient entrés, ils voulaient s’échapper, ils ne savaient pas pourquoi ils étaient là.


    J’ai vu des Taureaux encorner des toreros et ne pas persévérer dans leur charge, ils voulaient juste qu’on les laisse tranquilles, qu’on arrête de leur faire du mal.


    J’ai vu beaucoup de Taureaux pleurer, mugir de douleur, de vrais cris qui aujourd’hui me feraient dresser les cheveux sur la tête, mais ces manifestations n’étaient alors pour moi que la preuve de leur manque de caste, de leur lâcheté.
    J’assistais à trois mises à mort, et à l’entracte, je buvais, mangeais même, et riais de la mort de ces êtres.


    Je ne comprends pas comment on peut manger après avoir vu cela, mais ce qui est certain c’est que je le faisais, et que je me sentais bien.


    Petit, j’ai été un enfant agressif, j’avais un chien, mon chien, mais le reste du monde animal était bon à sacrifier; le respect était perdu, mon père m’emmenait à la chasse, pour tuer, à la pêche, pour tuer, et j’avais l’impression d’être heureux, je devenais un homme utile, dur, sans compassion envers les autres animaux, et dur, dur envers ceux de ma propre espèce.

     study La suite sur le site FLAC


    C’est pour toutes ces raisons que J’ACCUSE les Gouvernements d’autoriser la souffrance inutile du Taureau, ainsi que l’Eglise qui consent à la participation de ses fidèles à ces spectacles sanglants.
    J’accuse le Gouvernement de l’Espagne de permettre que l’on trompe les enfants en leur montrant que la torture d’un animal est justifiée dans le cadre d’un acte de divertissement.
    De continuer à subventionner un spectacle privé avec l’argent public, et de manquer de toute morale humaine dans l’attribution de ces subventions, les Pouvoirs publics privilégiant ce choix budgétaire au lieu de couvrir les besoins réels de la population espagnole.
    J’accuse l’Eglise qui accorde sa bénédiction au nom de ses Divinités et qui utilise le nom de Dieu en vain.
    Et moi- même, d’avoir pris part à ce divertissement infernal.
    Je demande Justice, non pas pour moi, mais pour la vie de la plus principale victime, le Taureau.
    Antonio V. Moreno Abolafio
    Président du Collectif Andalou Contre la Maltraitance Animale.
    Andalousie – Espagne
    http://www.cacma.org

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    MessageSujet: Re: Les témoignage dénonciation : tauromachie torture   Dim Nov 16 2014, 02:12

    Témoignage poignant d'un matador repenti !
    Alvaro
    Quand on m´a demandé d´écrire un article sur un ancien matador qui avait abandonné le combat dans les arènes pour devenir un militant antitaurin, je ne pensais pas que cela était possible car je ne pouvais imaginer qu´une telle personne pût exister ! Bon ! j´avais tort. : au cours du voyage que j´ai fait aux Amériques l´année dernière, j´ai trouvé Alvaro Munera. Munera est un colombien de Madellin autrefois torero, mais il a été encorné pendant un combat en Espagne dans les années 80 et il est devenu paraplégique à la suite de cet accident. Pendant qu´il se rétablissait des suites de ses blessures et qu´il suivait une thérapie, il en est venu à comprendre la cruauté qui est infligée aux taureaux pendant la corrida, C´est maintenant un militant antitaurin pro éminent à Madellin et grandement respecté au sein du mouvement antitaurin.


    Jordi Casamitjana 
    Pour la league contre les sports cruels du Royaume-Uni


    Quand vous étiez matador, que pensiez-vous de ceux qui s´opposaient aux corridas ?
    Dans les années 80, il n´y avait pas du tout d´opposition aux corridas. Nous étions des « héros,» maintenant, les toreros sont des « méchants ». Le mouvement anticorrida a commencé dans les années 90.


    A quels évènements, que le public ne voit pas, avez-vous assisté quand vous étiez matador ?
    Voir un foetus sorti d´une génisse morte que j´avais tuée durant un festival ; voir comment les taureaux qui sont tués derrière les portes closes reçoivent autant de coups d´épée qu´ils peuvent en supporter afin de permettre aux toreros de s´exercer dans le maniement de l´épée ; des taureaux paralysés quand ils sont frappés par un cavalier et qui doivent être tués sur le coup ; des taureaux perdant des seaux de sang qui coule du trou causé par la lance ; des chevaux drogués pour ne pas être effrayés par les taureaux; des taureaux, des larmes aux yeux, déjà frappés par la lance ; des taureaux luttant pour leur vie et le matador qui, pour l´affaiblir le frappe avec l´épée cachée sous la cape à côté du taureau. 
    taureau


    Qu´est-ce qui vous a fait vous retourner contre les corridas ?
    Tandis que j´étudiais et que je récupérais de mes blessures, j´ai vécu quatre ans aux Etats Unis où j´étais traité comme un criminel pour ce que j´avais fait aux taureaux. J´essayais de défendre la corrida avec les mêmes vieux arguments, mais j´ai été ridiculisé et vaincu par la force de la simplicité et de la raison. J´ai également commencé à comprendre l´adage : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu´on te fît »


    Quelle est la situation actuelle en Colombie ?
    Plus de 90% des gens n´aiment pas la corrida et 74% veulent l´interdire. En juillet, il y aura un projet de loi pour réformer les corridas en remplaçant par des activités non sanglantes. 
    Mais les quelques supporters qui restent ont un pouvoir politique et économique important. 
    Les aspects positifs sont que les anciens supporters de la corrida et les activistes anticorrida croissent en nombre et que la jeunesse n´est plus attirée par la cruauté.



    Interview réalisé par Jordi Casamitjana

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