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 Contre l’extraction de sable coquillier en baie de Lannion CyberActeur

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Kenny fondatrice
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MessageSujet: Contre l’extraction de sable coquillier en baie de Lannion CyberActeur   Lun Jan 16 2012, 10:25



Pétition : contre l’extraction de sable coquillier en baie de Lannion

Pétition mise en ligne le 16/01/2012 , proposée par : Peuple des dunes en Trégor

Le projet d’extraction de 8 millions de m3 de sable en 20 ans par 40 m de fond entre deux zones Natura 2000 et qui est une zone essentielle pour la pêche, la protection de la faune et les autres activités liées à la mer menace directement les emplois locaux.



Plus d'infos


Monsieur le Préfet
Préfecture du Finistère
42 boulevard Dupleix 29320 Quimper cedex

Le 07 Janvier 2012

Objet : Baie de Lannion demande de concession minière d’ouverture de travaux, d’exploitation et d’autorisation d’occupation domaniale, déposée par la Compagnie Armoricaine de Navigation (Pontrieux 22) en vue d’exploiter un gisement de sable coquillier.

Monsieur le Préfet,

J’ai l’honneur d’attirer votre haute attention sur le projet d’extraction de sable coquillier en baie de Lannion, dénommé gisement Pointe d’Armor, à proximité immédiate de Trébeurden, qui a fait l’objet d’un rapport d’enquête publique en date du 11 Janvier 2011. Ce rapport émet un avis favorable à cette demande déposée par la société Compagnie Armoricaine de Navigation, filiale du Groupe Roullier de Saint-Malo. Après réunion de la commission minière du 06 mai dernier qui ne revêt « aucun caractère conclusif », vous avez transmis ce dossier au ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable, des Transports et du Logement pour étude et décision concernant le titre minier.
Ce rapport appelle de la part du collectif d’associations que je représente les plus extrêmes réserves :
1. Le commissaire enquêteur a assorti son avis favorable de cinq recommandations, dont certaines sont des préalables essentiels, notamment la nécessité de faire établir, avant toute décision, un état initial scientifiquement pertinent hors l’intervention de la CAN, protocole conseillé par l’IFREMER. De l’avis de tous les scientifiques que nous avons consultés un tel état initial, pour être significatif, doit être réalisé sur une période assez longue (2 voire 3 ans). Or à notre connaissance cet état initial n’a pas été réalisé comme l’exigeraient les règles de l’art.
Ses conclusions sont très largement contredites par le rapport de l’IFREMER, qui de l’avis même du commissaire enquêteur, fait référence en ce domaine. En effet l’IFREMER dans son rapport très critique du 24 janvier dernier émet :
a) un avis réservé sur la demande de concession
b) un avis très réservé sur la demande d’exploitation.
2. Les questions soulevées par la DREAL ne trouvent pas de réponse concernant :
a) l’absence de justification du site
b) L’absence de discussion des mesures techniques pour limiter les impacts (ce qui indique au passage qu’il y aura bien des impacts !)
c) l’état initial de la faune et de la flore
3. La réduction de 400 000 m3 à 330 000 m3/an préconisée par le commissaire enquêteur ressemble à une plaisanterie lorsque l’on sait que les besoins en sable de la totalité de l’agriculture bretonne représentent moins de 100 000 m3/an et qu’en 2008 la quantité totale de sable coquillier et de maërl extraite était inférieure à 650 000 m3 dont moins de 250 000 m3 de sable coquillier pour toute la France.
4. Il n’est nullement tenu compte, dans le rapport du commissaire enquêteur des retours d’expérience sur d’autres sites d’extraction tout simplement et à notre grande surprise parce que cela n’existe pas: aucun retour d’expérience sur les sites de la Horaine et de la Cormorandière où la CAN a extrait du maërl pendant plusieurs années. Aux dires des pêcheurs professionnels, le fond sous-marin présente à ces endroits, un aspect « lunaire » : il n’existe plus ni faune, ni flore : un vrai désastre écologique. Le Commissaire Enquêteur aurait pu s’inspirer notamment de l’extraction expérimentale, disponible et fort instructive, réalisée en Baie de Seine de 2006 à 2011.
5. Le rapport fait fréquemment mention de la nécessité de maintenir l’emploi à la CAN, analyse économique qui reste bien floue quant au nombre d’emplois maintenus et qui peut surprendre dans ce type de rapport, mais il fait bien peu de cas des emplois locaux qui seraient supprimés si ce projet voyait le jour. La zone d’extraction envisagée est une zone de pêche essentielle pour les professionnels de la pêche dont certains ont indiqué qu’ils quitteraient leur métier si ce projet devait voir le jour (cf. étude du comité local des pêches de Paimpol : sur 1 550 jours de pêche pour 19 navires, 770 jours de pêche se déroulent sur ce site). En effet, la dune hydraulique est le refuge naturel des lançons, poisson fourrager des lieus, bars, raies, lottes, barbues…lieu de pêche aussi de homards et de coquilles Saint-Jacques. Aucune mention n’est faite de l’impact sur les métiers du tourisme, du nautisme, de l’activité des pêcheurs-plaisanciers et des plongeurs (3 000 participants/an). Or des emplois locaux seront là aussi menacés, même si cela n’arrive que plus progressivement. D’autres sites d’exploitation, plus au large et moins sensibles écologiquement, maintiendraient tout aussi bien l’emploi à la CAN. Ce chantage à l’emploi à sens unique est inacceptable.
6. Aucune mention n’est faite des solutions alternatives possibles. Non seulement, comme l’ont noté la DREAL et l’IFREMER, sur d’autres sites marins moins sensibles mais aussi avec d’autres types d’amendement (crépidule, tangue, organisation de collecte de coquillages consommés…).
Mais plus encore, ce rapport méprise l’avis des citoyens et des élus :
1. Sur 1 403 avis recueillis au cours de l’enquête, 1 132 sont défavorables, soit plus de 80%. Le commissaire enquêteur a l’honnêteté de reconnaitre qu’une part des avis favorables émane des employés de la CAN !!
2. Les 13 communes riveraines de la baie de LANNION concernées par l’enquête publique ont TOUTES délibéré et se sont TOUTES prononcées contre ce projet ainsi que Lannion Trégor Agglomération.
3. Il plane parmi la population l’idée que les « jeux étaient faits » avant même le démarrage de l’enquête publique. Si l’Etat ou ses services ont pris des engagements avec le Groupe Roullier pour compenser l’interdiction à partir de 2013 de l’extraction du maërl, la moindre des choses serait de les révéler publiquement ou, si ce n’est pas le cas de le dire publiquement. De même si le commissaire enquêteur a eu, dans ses activités antérieures, des relations directes ou indirectes avec le Groupe Roullier, il serait souhaitable qu’une transparence totale vienne conforter nos citoyens.
Nos associations ne sont pas opposées à ce que notre pays exploite les ressources marines auxquelles notre situation géographique nous donne accès. Elles souhaitent seulement que cette exploitation se fasse dans le respect de l’environnement et du principe de précaution, ce qui n’est pas le cas de ce projet. Elles souhaitent aussi que les attentes légitimes des citoyens sur la protection de leur environnement et la transparence des arguments soient prises en compte.
Enfin, il convient de souligner que ce projet d’extraction de sable coquillier se situe, curieusement, entre les zones Natura 2000 des 7 Iles et de Morlaix. L’étude du dossier d’enquête publique sur les incidences sur les zones Natura 2000 est très superficielle et ne fait que répondre à une demande du dossier sans exigences scientifiques prouvées. Aucune étude sérieuse indépendante n’a été effectuée sur l’évolution de la courantologie, de la turbidité portant atteinte à la réserve naturelle des 7 Iles, des mouvements de sable formant la dune hydraulique de Trézen Ar Gorjégo.
Pour toutes ces raisons, notre collectif émet un avis catégoriquement défavorable à ce projet immature dont les conséquences seraient irréversibles.
Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de ma haute considération.
Pour le Peuple des Dunes En Trégor
Alain Bidal
Président de l’association Trébeurden Patrimoine et Environnement

Signez la Pétition
Citation :
Elle prendra fin le : 31/03/2012

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