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 « Nana » : un film qui torture un cochon sous les yeux d’une enfant

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Rubis
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MessageSujet: « Nana » : un film qui torture un cochon sous les yeux d’une enfant    Lun Jan 13 2014, 04:25

Le 12 janvier 2014




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Nous avons regardé hier le film « Nana » de Valérie Massadian. La critique en disait grand bien : « Premier long métrage en état de grâce, “Nana” est un voyage en compagnie d’une petite fille forte et d’éleveurs de cochons, traversé de solitude et d’énergie » selon Télérama par exemple.


Je n’ai pas réussi à regarder la première scène sans me cacher les yeux : le film s’ouvre sur l’éleveur de cochons qui tue l’une de ses bêtes. Longuement. Dans les hurlements de souffrance de l’animal. Muni d’une arme non identifiée (sorte de pistolet d’abattoir), il met la bête à terre, puis l’égorge. Elle se vide de son sang et agonise. Scène interminable (plusieurs minutes) et réellement insoutenable.

Le gros problème, c’est que cette scène digne d’un film d’horreur se déroule sous les yeux de 3 enfants entre 4 et 8 ans. Oui, le film a reçu les autorisations nécessaires pour exister, et arbore d’ailleurs la mention « tous publics ».

Décrivons aussi trois autres scènes : l’une où de très jeunes porcelets se font mutiler à vif un par un (on leur coupe les dents avec un outil) ; l’autre où la jeune héroïne de quatre ans détache un lièvre mort pris au collet, caresse sa fourrure ensanglantée et observe ses yeux vitreux avant de le cajoler longuement dans la maison où elle s’est retrouvée seule… puis de le mettre au feu ; la dernière enfin où l’on voit l’intérieur de l’élevage « artisanal » de cochons avec des truies allaitantes prises au piège dans des stalles métalliques individuelles où elles ne peuvent ni se lever, ni se retourner.


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Kelyna joue avec un lièvre mort, chassé au collet


Un film tourné en toute légalité

Mais comment « Nana » a-t-il pu être tourné avec une enfant de 4 ans au cœur de ces scènes de torture et d’agonie ? Il faut savoir que le scénario de tout film impliquant des enfants doit passer au préalable entre les mains des Agences régionales de santé (ARS), ex-DDASS. « Notre rôle consiste à nous assurer que l’enfant travaillera dans de bonnes conditions », expliquait une inspectrice de la DDASS à Paris2.

Une fois lu et évalué, le scénario passe sous les yeux d’une commission composée de représentants des ministères de l’Éducation, de la Culture, des directions du Travail et de la DDASS ou ARS de la région. Réunie sous la présidence du tribunal des enfants, elle décide à l’unanimité si le projet est viable ou non. On peut lire sur le site du ministère de la culture que « l’instruction de la demande permet notamment à la commission d’apprécier la moralité du rôle»

Le projet doit aussi être agréé par la commission de classification du CNC4 qui jugera par la suite après visionnage du film s’il doit être interdit aux moins de 12 ans, 16 ans, 18 ans… Dans le cas de « Nana », on peut lire sur la jaquette du DVD la mention « tous publics ».

De l’aveux même de la réalisatrice, elle n’avait écrit au départ qu’une vingtaine de pages, qui lui ont miraculeusement valu l’avance du CNC5. Et de la DASS, donc. Ces gens-là ont-ils fait leur travail correctement ?




Justifications de la réalisatrice

Concernant la « danse de la mort » du cochon (l’expression est de Valérie Massadian), elle explique : « On m’a reproché la cruauté de la scène : les abattoirs agréés, si « propres », le sont-ils moins ? Yves fait ça depuis l’âge de 16 ans (…). Les cochons, il les aime. Il y a un respect, la bête existe, ce n’est pas une exécution à la chaîne…1  »

Parce que les abattoirs sont une ignominie, cela justifie une mise à mort longue et douloureuse à la campagne également ? Aimer les cochons, c’est les mutiler sans anesthésie alors qu’ils sont bébés ? Étrange point de vue.

La réalisatrice ajoute : « La petite fille qui interprète Nana, Kelyna Lecomte, a beau être du coin, elle vit dans un pavillon, avec une chambre toute rose, elle n’avait pas, au départ, ce rapport à la nature. Les deux petits garçons qui sont avec elles, Etienne, le plus grand, et Max, eux, vivent vraiment dans une ferme. Je les connais depuis qu’ils sont nés. Ils sont habitués à ce spectacle. Leur présence, en quelque sorte, la protégeait, la rassurait. »

Quel rapport à la nature… Fait de violence et de domination de l’autre.

Dans la scène commentée, Valérie Massadian s’explique :

" C’est la première chose qu’on a tournée, histoire de mettre tout le monde au diapason, et puis aussi c’est surtout parce que l’enfance qui m’intéresse ce n’est pas celle d’un monde surprotégé ou d’un monde enfermé, surtout pas confrontée aux choses, ou de manière furtive et inexpliquée.

Cette scène c’est le monde dans lequel vit cet enfant, un monde qui existe encore, qui est à très peu de kilomètres de la capitale, et un monde où peut-être les enfants sont différents dans la mesure où au-delà, par rapport à la terre etc…, je crois qu’il y a une conscience de la vie et de la mort qui est différente, c’est deux choses qui existent. La mort existe et pas de façon abstraite parce que tous les mômes ont vu un cadavre, un lapin, un cochon, se faire tuer pour manger.

On m’a beaucoup parlé de violence par rapport à cette scène, pour moi il n’y a pas de violence, c’est des hommes qui prennent leur temps à tuer une bête pour manger et puis dans le cadre il y a des enfants, qui contrairement à beaucoup savent que la viande qu’il y a dans l’assiette, avant c’était une vache, un cochon, ou un lapin, un canard.

Sur le film on avait peu d’argent, donc elle nous a nourris, cette bête. Il y a Yves qui tue le cochon, c’est son métier. Puis il y a Alain, le type avec le blouson que ce jour-là je ne connaissais pas encore et qui à la fin de la journée quand on a mangé le boudin qu’il venait de finir de préparer, je lui ai demandé s’il voulait bien faire le rôle du grand-père dans le film, et il a dit oui.

Les hommes qui font ça, leurs gestes, leur corps, leur rapport à la bête c’est tout un monde qui disparaît faute de transmission. Pourtant c’est un monde qui sait énormément de choses, qui est autonome, capable de se nourrir seul, sans supermarché et sans codes commerciaux. C’est un monde auquel je tiens, parce qu’il y a encore du commun, du partage, du vrai partage."



Les éleveurs déclarent une fois le cochon tué : Elle est pas belle la vie comme ça ? C’est pas beau ça ?

Valérie Massadian continue son explication : Kelyna [l'enfant de 4 ans], je lui ai expliqué qu’on allait tuer le cochon, pour elle c’était très simple, elle n’est pas végétarienne.
Les deux garçons qui sont avec elle sont habitués, ils ont déjà vu le cochon.


Elle vacille à comprendre entre « il est mort, il n’est pas mort » . Au fur et à mesure ça s’ancre en elle, et à la fin le soir quand on a mangé ça se résume en « Umm, il est très bon ce cochon ».


Vous pouvez agir avec nous !

Si vous aussi, vous êtes choqués de voir des adultes obliger une gamine pas plus haute que trois pommes à regarder la torture et l’agonie, voir ces adultes enregistrer tout cela, en faire un film d’auteur, et débiter ensuite aux médias une avalanche de clichés sur le monde-paysan-qui-va-disparaître-mais-qui-a-tant-à-nous-apprendre, vous pouvez envoyer le mail type ci-dessous aux personnes suivantes :


Mail type à envoyer

A : pierre.chaintreuil@cnc.fr; herve.le_coupannec@cnc.fr; nicolas.baume@cnc.fr;
ars-idf-professions-medicales@ars.sante.fr; audiovisuel@culture.gouv.fr; valerie@gaijin.fr 

Objet : Enfants en danger, témoins de la torture et l’agonie d’animaux

Contenu :

Madame, Monsieur,

Nous avons visionné le film « Nana » de Valérie Massadian, et nous sommes extrêmement étonnés d’avoir assisté dès l’ouverture à diverses scènes montrant des mauvais traitements et des souffrances infligés à des animaux sous le regard de l’actrice principale du film (4 ans), et de deux autres enfants pour la première scène.

Comment un film qui incite une enfant de 4 ans à regarder la torture et l’agonie d’animaux a-t-il pu obtenir une autorisation de tournage ?

Nous savons qu’un lorsqu’un film implique un jeune acteur, le scénario doit être envoyé au préalable à l’ARS afin de s’assurer que l’enfant travaillera dans de bonnes conditions, puis être évalué par une commission composée de représentants des ministères de l’Éducation, de la Culture, des directions du Travail et de l’ARS de la région, commission qui est notamment chargée d’apprécier la moralité du rôle.

En l’occurrence, nous avons été choqués de voir la petite Kelyna Lecomt, 4 ans, impliquée dans les scènes suivantes :

Un cochon tué puis laissé à l’agonie durant de longues minutes, un lièvre étranglé au collet porté comme une peluche et étreint par l’actrice.

Comment l’ARS, la commission évacuatrice, puis le CNC ont-ils pu laisser une telle ignominie se produire ?

Comment le service des visas et de la classification du CNC a-t-il pu estimer que ce film était « tous publics » ?

Il est trop tard pour la jeune actrice qui a assisté à ces scènes traumatisantes, cependant nous réclamons au minimum que figure désormais une mention interdisant le film au jeune public.
Nous engageons vivement la réalisatrice Valérie Massadian de cesser désormais de filmer des scènes impliquant des sévices sur animaux, à plus forte raison avec un enfant comme spectateur.
Nous suivrons sa filmographie à venir afin de le vérifier et de protester à nouveau le cas échéant.

Pour avoir un aperçu des débats qu’ont pu susciter le film « Nana » : http://www.vegactu.com/actualite/nana-un-film-qui-torture-un-cochon-sous-les-yeux-dune-enfant-de-4-ans-12413/

En l’attente de votre réponse à : contact@vegactu.com ,

Des citoyens choqués.


 study   << Source Vegactu >>


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